1934, Souk Larbâa el Gharb · Région du Gharb (à l'origine) · 1954 - 2010 · Techniques mixtes sur toile, Techniques mixtes sur panneau
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Voir tous les artistesKhlafa El Badaoui (1934-2010), précurseur de l'art au Maroc
Khlafa El Badaoui occupe une place singulière dans l'histoire de la peinture marocaine moderne. Né en 1934 à Souk Larbâa el Gharb, dans la région du Gharb au nord-ouest du Maroc, il est aujourd'hui reconnu par l'UNESCO comme l'un des précurseurs de l'art au Maroc, distinction rare qui le place dans le cercle restreint des fondateurs reconnus institutionnellement de la peinture marocaine moderne.
Son parcours s'inscrit pleinement dans le moment historique de transition du Maroc colonial vers l'indépendance (1956), période fondatrice où la peinture marocaine moderne s'est constituée comme champ autonome. À côté des grandes figures abstraites de cette génération (Ahmed Cherkaoui, Jilali Gharbaoui, Mohamed Melehi), Khlafa a tenu une voie figurative populaire, documentaire, attachée à fixer en peinture le Maroc des médinas et des villages avant que les transformations urbaines des décennies suivantes n'en effacent les traits caractéristiques.
Décédé le 9 août 2010 à Meknès après une longue maladie, resté célibataire, Khlafa El Badaoui laisse un corpus aujourd'hui dispersé entre collections privées marocaines, collections internationales (notamment aux Émirats Arabes Unis), l'association des Anciens Élèves de Casablanca (à la salle de la Coupole), et les galeries marocaines de référence (VosArtistes, Moroccan Paintings, Artisthick).
Une enfance difficile et un destin de berger
L'histoire personnelle de Khlafa est celle d'une vocation forcée par l'adversité. Né dans une région rurale du Maroc colonial, il perd sa mère très jeune, ce qui le prive d'une enfance et d'une scolarité normales. La famille étant dans l'incapacité de l'accompagner, il devient berger dans les campagnes du Gharb. Cette enfance de berger, loin des académies et des écoles, est paradoxalement la matrice de son langage pictural ultérieur : il développe une attention particulière au paysage, aux scènes de marché, aux figures populaires, qu'il dessine dès l'enfance avec ce qu'il a sous la main.
Son amour pour le dessin ne fait que grandir avec l'âge, malgré l'absence totale de cadre institutionnel. Cette persévérance contre l'adversité sociale est l'un des traits qui le rapprocheront plus tard d'autres autodidactes marocains comme Abderrahmane Zenati à Oujda ou Chaïbia Talal à Chtouka.
Le360.ma : Exposition du grand peintre Hassan El Glaoui (contexte de la peinture marocaine moderne)
Reportage Le360 sur l'exposition consacrée à Hassan El Glaoui (1924-2018), figure majeure de la peinture marocaine moderne contemporaine de Khlafa El Badaoui. Cette vidéo éclaire le contexte historique et institutionnel dans lequel s'inscrit Khlafa : la génération fondatrice de la peinture marocaine post-indépendance, dont les œuvres figuratives documentaires et les fantasias sont les motifs partagés.
Khlafa El Badaoui (1934-2010) est un peintre marocain reconnu par l'UNESCO comme l'un des précurseurs de l'art au Maroc. Né en 1934 à Souk Larbâa el Gharb, devenu berger après la mort précoce de sa mère, il a été découvert par des peintres français installés au Maroc dans les années 1950 (Untellini qui l'a adopté, Sibérose, Paillard). Il s'est éteint le 9 août 2010 à Meknès.
Parmi les distinctions qui ont couronné sa carrière, l'UNESCO l'a reconnu comme l'un des précurseurs de l'art au Maroc. Cette distinction internationale le place dans le cercle des fondateurs institutionnellement reconnus de la peinture marocaine moderne, aux côtés de figures comme Mohamed Ben Ali R'Bati ou Hassan El Glaoui.
« Le Maroc Nouveau » est l'œuvre la plus emblématique de Khlafa El Badaoui. Réalisée à l'approche de l'indépendance, c'est une grande toile d'inspiration nationaliste, décrite par le critique Abderrahmane Benhamza comme « une carte géographique sentimentale, aux couleurs enthousiastes et significatives ». Elle a été offerte au Roi Mohammed V dès son retour d'exil, par l'intermédiaire de Bargach, alors gouverneur de Casablanca. Khlafa fut en conséquence reçu au Palais Royal de Skhirate.
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La rencontre avec les peintres français installés au Maroc
Le tournant du destin de Khlafa intervient lorsque des artistes peintres français installés au Maroc le remarquent et s'intéressent à lui. Plusieurs noms sont documentés dans sa biographie. Untellini, un Français qui ira jusqu'à l'adopter, est probablement la figure paternelle de substitution la plus marquante. Sibérose, qui travaille dans la décoration, lui apprend à marier les couleurs et lui transmet de nouvelles techniques picturales. Et surtout Paillard, peintre orientaliste « en vogue à l'époque », qui introduit le jeune Khlafa dans le milieu artistique français installé au Maroc, où il fraye avec d'importantes personnalités.
Cette inscription précoce dans le réseau des orientalistes français du Maroc colonial est cruciale. Khlafa hérite de leur attention au sujet marocain (médinas, scènes de marché, vues de ports), mais il s'en distingue par un point fondamental : sa fidélité documentaire, là où les orientalistes européens tendent à exotiser. Le critique d'art Abderrahmane Benhamza l'a clairement formulé : « Khlafa évitait d'exotiser outre mesure, en se situant sous un point de vue purement pictural concernant les couleurs et les scènes, comme le ferait un peintre naïf. »
La première exposition à 20 ans, Casablanca, place de Bani Marouk
À vingt ans, vers 1954, ses amis français lui organisent une première exposition à Casablanca, place de Bani Marouk. L'exposition attire beaucoup de monde et réalise des ventes, validant immédiatement la viabilité commerciale et la reconnaissance critique du jeune artiste. Pour un autodidacte berger sans cursus, c'est une émergence remarquable, comparable par sa précocité à celle de Zenati à Oujda quatre ans plus tard (1958).
À l'approche de l'indépendance du Maroc en 1956, Khlafa s'installe à Casablanca, capitale économique et grand centre culturel marocain de l'époque. C'est là que va se déployer véritablement sa carrière, dans un milieu intellectuel et artistique en pleine effervescence.
« Le Maroc Nouveau » et la rencontre avec le Roi Mohammed V
L'œuvre la plus emblématique du parcours de Khlafa est probablement « Le Maroc Nouveau », grande toile d'inspiration nationaliste réalisée à l'approche de l'indépendance ou peu après. Le critique Abderrahmane Benhamza la décrit comme « une carte géographique sentimentale, aux couleurs enthousiastes et significatives ». Cette toile est offerte à feu le Roi Mohammed V dès son retour d'exil, par l'intermédiaire de Bargach, alors gouverneur de la capitale économique (Casablanca).
Khlafa est en conséquence reçu au Palais Royal de Skhirate, honoré et gratifié à bon endroit. Cette consécration royale, rare pour un peintre autodidacte, témoigne de la reconnaissance institutionnelle dont il bénéficie dès la première décennie post-indépendance. On lui octroie en plus un poste au ministère de la Jeunesse et des Sports, où il joue un rôle d'encadrant pendant huit ans, avant d'abandonner le ministère pour ne plus se consacrer qu'à son art.
La reconnaissance UNESCO comme précurseur
Parmi les distinctions qui ont couronné sa carrière, la plus notable est sans doute la reconnaissance par l'UNESCO de Khlafa comme l'un des précurseurs de l'art au Maroc. Cette distinction internationale le place dans le cercle des fondateurs reconnus institutionnellement de la peinture marocaine moderne, aux côtés de figures comme Mohamed Ben Ali R'Bati, Hassan El Glaoui ou les premiers abstraits marocains.
Pour le collectionneur, cette reconnaissance UNESCO est un argument d'autorité fort qui transcende les fluctuations du marché : elle inscrit Khlafa dans l'histoire culturelle du Maroc indépendamment de sa cote marchande à un instant donné.
Un cercle d'amitiés au cœur de la peinture marocaine moderne
Khlafa fréquentait plusieurs figures majeures de la peinture marocaine moderne, qui « l'agréèrent » selon les termes de sa biographie. Trois noms reviennent : Mohamed Ben Ali R'Bati (1861-1939, considéré comme le pionnier de la peinture marocaine moderne, premier peintre marocain à avoir tenu un atelier à Tanger sous influence européenne) ; Jilali Gharbaoui (1930-1971, fondateur de l'abstraction lyrique marocaine) ; et Gaston Mantel (peintre français installé au Maroc, figure importante de la peinture orientaliste-marocaine du milieu du XXᵉ siècle).
Ces amitiés ne sont pas anecdotiques : elles attestent de l'inscription de Khlafa dans le réseau central de la peinture marocaine moderne des années 1950-1970, à la croisée des courants orientalistes français, des pionniers marocains et des fondateurs de l'abstraction marocaine.
Un atelier de la jeune peinture, des disciples documentés
En plus de sa carrière personnelle, Khlafa a animé des ateliers de la jeune peinture où ont émergé plusieurs noms artistiques aujourd'hui reconnus. La biographie cite trois disciples : B. Falaki, Med Laraïchi et A. Fninou. Ce dernier, Abdallah Fninou, est documenté comme « disciple de Khlafa, comme il aime le reconnaître, et ayant assisté ce dernier jusqu'à son dernier souffle ». Fninou expose depuis les années 1980, est lui-même collectionneur (il possède notamment des Cherkaoui et des Gharbaoui), et a tenu une exposition individuelle à l'hôtel Art Place en 2012.
Cette transmission directe de Khlafa à une nouvelle génération de peintres marocains contemporains constitue un héritage vivant, distinct de l'héritage formel de l'œuvre seule.
Style et thèmes : un Maroc populaire élevé au document
Le critique Abderrahmane Benhamza a publié dans la fiche moroccanpaintings une analyse stylistique de référence sur Khlafa. Selon lui, « la figuration de Khlafa, au plan des thèmes comme de la technique, fait passablement écho à l'école orientaliste dont les étrangers qui vivaient alors au Maroc représentaient chacun à sa manière la (ou les) tendance(s). À cette différence près que Khlafa évitait d'exotiser outre mesure. »
Les œuvres de Khlafa n'ont pas un caractère d'études, ajoute Benhamza, mais semblent « des productions interprétées in situ et travaillées à coups de touches et de tons pris sur le vif ». C'est ce qui fait de l'artiste « l'auteur d'une certaine réalité marocaine que nous pouvons considérer aujourd'hui comme un document. »
Les thèmes récurrents sont précisément documentaires : scènes de marché (souk de Khlafa), vues de ports, ruelles passantes, scènes festives (fantasia de Khlafa), scènes d'intérieur, vie quotidienne marocaine. « Une série de thèmes encore très visités de nos jours, et apparemment à la matière inépuisable », conclut Benhamza.
Comment lire une toile de Khlafa El Badaoui
Trois clés permettent d'apprécier pleinement son langage. La première est de regarder la technique mixte sur toile ou panneau : Khlafa travaille indistinctement la toile et le panneau bois, avec des techniques mixtes (huile, acrylique, ajouts variés) qui donnent à ses œuvres une matière dense et travaillée. La biographie mentionne notamment des œuvres mixte sur toile 83 × 63 cm et mixte sur panneau 70 × 50 cm dans son corpus VosArtistes.
La deuxième est l'équilibre exotisme / documentaire : Khlafa hérite de l'orientalisme dans le choix des sujets (médinas, fantasias, marchés) mais s'en démarque par un traitement plus documentaire et moins folklorique. Identifier cette tension est la clé pour distinguer un Khlafa d'une production orientaliste générique.
La troisième est l'enracinement national : la toile « Le Maroc Nouveau » offerte à Mohammed V témoigne de son engagement explicite dans la construction d'une iconographie marocaine post-indépendance. Cette revendication identitaire sous-tend toute son œuvre, même dans les sujets apparemment les plus simples (souks, ruelles, scènes de famille).
Sa place dans l'histoire de la peinture marocaine
Khlafa El Badaoui s'inscrit dans une génération fondatrice de la peinture marocaine moderne, celle qui a fait la transition entre l'orientalisme colonial et l'autonomie artistique post-indépendance. Cette génération comprend, à des degrés divers, des figures aussi distinctes que Mohamed Ben Ali R'Bati (pionnier), Hassan El Glaoui (cavaliers de fantasia), Jilali Gharbaoui et Ahmed Cherkaoui (abstraction marocaine), Chaïbia Talal et Fatima Hassan El Farouj (naïveté populaire), et Khlafa lui-même (figuration documentaire).
Sa singularité dans ce panorama est triple. Premièrement, son autodidactisme rural (berger devenu peintre), qui le rapproche des autodidactes naïfs sans pour autant qu'il revendique l'étiquette naïve. Deuxièmement, sa double inscription dans le milieu orientaliste français installé au Maroc (Untellini, Sibérose, Paillard) et dans la haute culture marocaine post-indépendance (réception royale, ministère, UNESCO). Troisièmement, sa fonction de transmetteur vers la génération suivante via ses ateliers de la jeune peinture (Falaki, Laraïchi, Fninou).
Côté marché, Khlafa est aujourd'hui présent sur les principales galeries marocaines de référence. Sa reconnaissance UNESCO, sa présence dans des collections internationales (Émirats Arabes Unis), son passage par le Palais Royal, et la transmission documentée à des disciples encore actifs constituent ensemble un signal d'autorité institutionnel rare. Pour un collectionneur, acheter un Khlafa El Badaoui aujourd'hui, c'est acquérir une pièce d'un peintre qui appartient déjà à l'histoire patrimoniale du Maroc indépendant.
Le corpus Khlafa étant fini depuis son décès en 2010, les pièces en circulation aujourd'hui constituent un ensemble fermé documenté. Cette finitude est un argument fort pour l'investissement patrimonial : la rareté ira croissant à mesure que les collectionneurs reconnaîtront pleinement la place historique de l'artiste. Les œuvres en circulation se trouvent essentiellement sur les plateformes marocaines de référence (VosArtistes, Moroccan Paintings, Artisthick), avec quelques pièces dans des collections internationales (Émirats Arabes Unis notamment).
L'authentification d'un Khlafa repose sur trois éléments : la signature, la technique mixte caractéristique (sur toile ou panneau), et la cohérence thématique avec son corpus documenté (scènes de souk, fantasias, vues de port, intérieurs marocains). Toute galerie marocaine sérieuse délivre un certificat d'authenticité accompagnant l'œuvre.
Le corpus Khlafa El Badaoui présent sur Artisthick est en cours de constitution. Pour explorer plus largement l'œuvre de l'artiste, les sources de référence sont nombreuses : la fiche détaillée de [Moroccan Paintings](https://moroccanpaintings.com/collections/khlafa-el-badaoui) (avec biographie complète et analyse critique d'Abderrahmane Benhamza), la fiche [VosArtistes](https://vosartistes.com/artiste/khlafa-el-badaoui/) (avec œuvres référencées), la page Facebook d'hommage à l'artiste El Badaoui Khlafa, et le compte Facebook d'Art First Galerie qui diffuse régulièrement ses œuvres.
Tout achat d'un Khlafa El Badaoui sur Artisthick s'inscrit dans cet écosystème patrimonial documenté, avec un certificat d'authenticité accompagnant l'œuvre.
Figuratif documentaire marocain, héritier de l'école orientaliste mais sans son caractère exotisant. Le critique Abderrahmane Benhamza a écrit : « Khlafa évitait d'exotiser outre mesure, en se situant sous un point de vue purement pictural concernant les couleurs et les scènes, comme le ferait un peintre naïf ». Ses œuvres « ne sont pas des études mais des productions interprétées in situ et travaillées à coups de touches et de tons pris sur le vif ».
Sept axes structurent son langage : les scènes de souk et de marché marocain, la fantasia et les cavaliers traditionnels, les vues de ports atlantiques, les ruelles et architectures de médina, la vie quotidienne marocaine post-indépendance, l'inspiration nationaliste (incarnée par « Le Maroc Nouveau »), et plus largement le documentaire patrimonial.
Khlafa a animé des ateliers de la jeune peinture où trois disciples sont documentés : B. Falaki, Med Laraïchi et Abdallah Fninou. Ce dernier reconnaît être disciple de Khlafa et l'a assisté jusqu'à son dernier souffle. Fninou expose depuis les années 1980 et est lui-même collectionneur (il possède notamment des Cherkaoui et des Gharbaoui).
Khlafa fréquentait plusieurs figures majeures de la peinture marocaine moderne : Mohamed Ben Ali R'Bati (pionnier de la peinture marocaine moderne), Jilali Gharbaoui (fondateur de l'abstraction lyrique marocaine) et Gaston Mantel (peintre français installé au Maroc, figure orientaliste-marocaine du XXᵉ siècle). Ces amitiés attestent de son inscription centrale dans le réseau de la peinture marocaine moderne.
Le corpus Khlafa est aujourd'hui dispersé entre plusieurs lieux. Des œuvres se trouvent en collection aux Émirats Arabes Unis. Beaucoup sont chez des particuliers au Maroc. D'autres sont en possession de l'association des Anciens Élèves de Casablanca, à la salle de la Coupole. Sur le marché, les principales galeries marocaines (VosArtistes, Moroccan Paintings, Art First Galerie sur Facebook, Artisthick) diffusent régulièrement des pièces.
Khlafa travaillait principalement en techniques mixtes (combinaison d'huile, d'acrylique et d'ajouts variés) sur toile ou sur panneau. Les œuvres documentées incluent des formats 83 × 63 cm en mixte sur toile et 70 × 50 cm en mixte sur panneau (datée 1971 dans le corpus VosArtistes). Cette discipline technique mixte donne à ses œuvres une matière dense et travaillée caractéristique.
Après la présentation de « Le Maroc Nouveau » au Roi Mohammed V, Khlafa s'est vu octroyer un poste au ministère de la Jeunesse et des Sports, où il a joué un rôle d'encadrant pendant huit ans. Il a ensuite abandonné le ministère pour ne plus se consacrer qu'à son art. Cet engagement total dans la peinture, après une période de service public, est typique d'une trajectoire d'artiste accompli qui choisit la pleine autonomie créative.
L'authentification d'un Khlafa El Badaoui repose sur trois éléments : la signature de l'artiste, la technique mixte caractéristique (sur toile ou panneau), et la cohérence thématique avec son corpus documenté (scènes de souk, fantasias, vues de port, intérieurs marocains). Toutes les œuvres présentées au catalogue Artisthick sont accompagnées d'un certificat d'authenticité.
Trois logiques convergent. Premièrement, patrimoniale : Khlafa appartient à la génération fondatrice de la peinture marocaine moderne reconnue par l'UNESCO, son corpus est fini depuis 2010 et la rareté ira croissant. Deuxièmement, historique : sa toile « Le Maroc Nouveau » offerte à Mohammed V l'inscrit dans la mémoire culturelle du Maroc indépendant. Troisièmement, transmission : ses disciples (Fninou, Falaki, Laraïchi) sont eux-mêmes aujourd'hui actifs sur le marché, ce qui crée un écosystème vivant autour de son nom.
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