
- Dimensions
- 34 × 35 cm
- Prix
- 11 000 DH

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## Ahmed Rmili : un nom à ne pas confondre.
Avant toute chose, une **disambiguation** essentielle : **Ahmed Rmili** (né en 1938, formé aux Beaux-Arts de Casablanca 1959-1961) est un peintre marocain **distinct** de [Mohamed Rehmi](/artistes/mohamed-rehmi), également présent au catalogue Artisthick.
Les deux noms se ressemblent (Rmili / Rehmi), mais ils renvoient à deux artistes différents avec des trajectoires, des formations et des langages distincts
Ahmed Rmili consacre une part majeure de son œuvre au registre du abstraction lyrique colorimétrique. Les couleurs y sont posées en aplats nerveux ou en glacis successifs selon la période, et le trait reste reconnaissable entre tous : un geste à la fois pictural et narratif, qui inscrit la peinture dans la continuité d'une école marocaine vivante.
Cette série rassemble plusieurs œuvres acquises directement à l'atelier, présentées au catalogue Artisthick avec leur certificat d'authenticité. Les formats varient — du petit papier intime aux grandes toiles ambitieuses — mais conservent une même cohérence chromatique et une même densité de matière.
Mohamed Melehi, peintre marocain (École de Casablanca)
Reportage Medi1TV sur Mohamed Melehi (1936-2020), figure majeure de l'École de Casablanca qui a transformé l'enseignement des Beaux-Arts de Casablanca à partir de 1964, juste après le passage de Rmili dans la même institution (1959-1961). Permet de situer le contexte historique et institutionnel de la génération de Rmili.
Ahmed Rmili est un peintre marocain né en 1938, formé à l'École des Beaux-Arts de Casablanca de 1959 à 1961. Il appartient à la génération transitoire qui précède l'École de Casablanca au sens strict (Belkahia/Melehi/Chabâa, 1962-1974). Il a exposé à Casablanca (Maison de Jeunes 1960), Saint Tropez (1980), Bruxelles (Mollenbeck 1982), avec une présence permanente au Portugal. Présent en marché secondaire à la CMOOA.
Non, ce sont deux peintres marocains distincts. Ahmed Rmili est né en 1938, formé aux Beaux-Arts de Casablanca, présent en marché secondaire à la CMOOA. Mohamed Rehmi est un autre artiste avec son propre parcours, déjà présent au catalogue Artisthick (15 œuvres). Les deux noms se ressemblent à l'oreille mais l'orthographe diffère (Rmili / Rehmi) et les trajectoires sont différentes.
Académique : École des Beaux-Arts de Casablanca, de 1959 à 1961. Il a donc étudié à cette institution avant que Farid Belkahia (qui en prend la direction en 1962), Mohamed Melehi (qui rejoint le corps enseignant en 1964) et Mohamed Chabâa ne transforment radicalement l'enseignement. Il a reçu une formation orientaliste classique (dessin d'après modèle, paysage, composition académique, technique de l'huile) typique de l'enseignement pré-modernité de l'école.
Notre commissaire vous présente le catalogue de Rmili selon votre intérieur, votre palette et la période qui vous parle. Visite en présentiel à Rabat ou en visioconférence. Chaque œuvre est livrée signée, encadrée et accompagnée d'un certificat d'authenticité.

Ahmed Rmili consacre une part majeure de son œuvre au registre du figuration patrimoniale marocaine académique. Les couleurs y sont posées en aplats nerveux ou en glacis successifs selon la période, et le trait reste reconnaissable entre tous : un geste à la fois pictural et narratif, qui inscrit la peinture dans la continuité d'une école marocaine vivante.
Cette série rassemble plusieurs œuvres acquises directement à l'atelier, présentées au catalogue Artisthick avec leur certificat d'authenticité. Les formats varient — du petit papier intime aux grandes toiles ambitieuses — mais conservent une même cohérence chromatique et une même densité de matière.

Double polarité abstraction colorée et figuration patrimoniale. D'un côté, des œuvres abstraites construites par accord colorimétrique (« Vert et bleu de Rmili », « Jaune et mauve »). De l'autre, des œuvres figuratives sur sujets patrimoniaux marocains (« Bédouin », « Kasbah aux arbres », « Procession »). Cette liberté de registre est typique de la génération qui n'avait pas à choisir entre tradition et modernité, mais qui pouvait les pratiquer en parallèle.
Deux médiums principaux : la mixte sur toile (œuvres abstraites et grands formats jusqu'à 84 × 129 cm) et l'aquarelle sur papier (sujets figuratifs sur formats intermédiaires comme « Bédouin de Rmili », 63 × 48 cm). Cette alternance est typique d'une formation académique solide.
Première exposition personnelle à la Maison de Jeunes de Casablanca en 1960. Puis carrière internationale : Saint Tropez sur la Côte d'Azur en 1980, Mollenbeck à Bruxelles en 1982, expositions privées récurrentes 1982-2005, présence permanente au Portugal. Cette trajectoire internationale précoce est rare pour les peintres marocains de sa génération.
La CMOOA (Compagnie Marocaine des Œuvres et Objets d'Art), fondée en 2002 par Hicham Daoudi, est la première et principale maison d'enchères du Maroc. Elle vend les figures reconnues de la peinture marocaine moderne et contemporaine : Cherkaoui, Gharbaoui, Belkahia, Melehi, Chaïbia Tallal, ainsi que des orientalistes français comme Majorelle. La présence d'Ahmed Rmili dans ces ventes (lot 39 « Procession ») valide sa cote sur le marché secondaire marocain et atteste de la liquidité de son corpus.
Fourchette observée sur les sources publiques : 6 000 à 16 000 MAD pour les formats moyens (VosArtistes), 9 000 MAD pour une aquarelle 63 × 48 cm (« Bédouin de Rmili »), 29 000 MAD pour le grand format mixte sur toile 84 × 129 cm chez Moroccan Paintings (sold-out). Cette fourchette le place au niveau des autodidactes confirmés à carrière internationale, en dessous des grands noms de l'École de Casablanca dont les œuvres CMOOA atteignent des centaines de milliers à des millions de dirhams.
Étendue large : du petit format intimiste 38 × 50 cm aux grands formats 83 × 120 et 84 × 129 cm. Cette polyvalence formelle témoigne d'une carrière mature : Rmili peut travailler en petit format (cabinets, salons, couloirs) comme en grand format mural (mur central, espace public).
Les abstractions de Rmili (« Vert et bleu », « Jaune et mauve ») se lisent par leur accord colorimétrique. Le titre signale l'organisation chromatique : ce ne sont pas des compositions narratives, ce sont des architectures de couleurs en dialogue. On peut y reconnaître des échos de l'abstraction lyrique européenne d'après-guerre (Soulages, Hartung), filtrés par la sensibilité chromatique d'un peintre marocain attentif à la lumière méridienne.
Les figurations (« Bédouin », « Kasbah », « Procession ») documentent les types et sujets du Maroc rural et patrimonial. Mais à la différence des orientalistes français, Rmili est marocain : il ne regarde pas ces sujets de l'extérieur comme des curiosités exotiques, il les peint de l'intérieur, en témoin culturel. Cela donne à ses figurations une qualité de pudeur et de précision que les compositions orientalistes XIXe atteignent rarement.
Plusieurs marqueurs : signature « Rmili » sur la toile (à distinguer de « Rehmi »), provenance via les galeries en ligne de référence (VosArtistes, Moroccan Paintings, VosArts), passage en vente CMOOA traçable sur Auction.fr, certificat d'authenticité de la galerie. La cohérence stylistique est un autre indice : abstraction colorimétrique en mixte sur toile, ou figuration patrimoniale en aquarelle sur papier, sont les deux registres signature.
Pour les œuvres abstraites quasi-carrées (43 × 49 cm) en mixte sur toile : caisse américaine bois clair pour valoriser la matière sans rivaliser avec les couleurs, ou cadre noir fin pour un rendu graphique contemporain. Éclairage oblique recommandé pour révéler les couches mixtes et les variations matiéristes. Mur intimiste (couloir, cabinet, alcôve) pour une œuvre dédiée.
Pour les aquarelles sur papier (« Bédouin de Rmili » 63 × 48 cm) : encadrement bois clair (chêne, hêtre) avec passe-partout en retrait obligatoire pour préserver le papier, et verre anti-UV pour éviter l'altération des encres. Pour les mixtes sur toile sujets patrimoniaux : bois patiné. Ces œuvres dialoguent bien avec d'autres pièces patrimoniales marocaines en mur de tableaux.
Trois facteurs jouent en faveur d'une appréciation. Premièrement, sa présence à la CMOOA est un signal de validation institutionnelle marocaine. Deuxièmement, sa carrière internationale précoce (France 1980, Belgique 1982, Portugal permanent) lui ouvre un marché secondaire trans-frontalier. Troisièmement, la rareté relative de la génération transitoire pré-École de Casablanca, moins étudiée par l'historiographie que les générations Belkahia/Melehi, peut créer un intérêt scientifique et muséographique futur. Pour autant, l'achat doit d'abord répondre à un coup de cœur esthétique.
Oui. Les éléments documentés et vérifiables sont déjà sur la page. Les éléments non publiquement documentés (lieu exact de naissance, liste exhaustive des expositions, adresse Portugal, cotes CMOOA détaillées) ne sont pas inventés. Si ces informations deviennent disponibles, la fiche sera mise à jour. Cette transparence est essentielle dans le contexte d'un marché où la fabrication de biographies promotionnelles est fréquente.